1 *m'M t'M* nous sème...

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Etoile
de Vie
Multiple d’Une
Tisse la toile de tes envies
Déparée des voiles
d’embrume
t’étoile
d’envie…
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Jeudi 21 février 2008

A voir dans la galerie d'Isabelle Castonguay



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fantaisistecapra.spaces.live.com/









par nature publié dans : Le Lavoir
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Mercredi 20 février 2008
 
Extrait d’un entretien avec Eckhart Tolle dans " Le pouvoir du moment présent " aux Ed Ariane

Il y a un instant, pendant que vous parliez de l’éternel présent et de l’irréalité du passé et du futur, je me suis surpris à regarder cet arbre devant la fenêtre. Je l’avais déjà regardé à quelques reprises, mais cette fois-ci, il était différent. La perception extérieure n’avait pas beaucoup changé, sauf que ses couleurs semblaient plus éclatantes et plus vivantes. Une autre dimension s’y était ajoutée. Ce n’est pas facile à expliquer. Je ne sais pas comment, mais j’étais conscient de quelque chose d’invisible que j’ai ressenti comme étant l’essence de cet arbre, son esprit, si vous voulez. Et j’en faisais partie d’une certaine façon. Je réalise maintenant que je n’avais jamais vu cet arbre avant, sinon une image morte et vide de lui. Quand je regarde maintenant, il y a encore un peu de cette conscience, mais je peux la sentir s’estomper. Vous voyez, l’expérience est déjà en train de devenir du passé. Une telle expérience peut-elle devenir plus qu’une impression fugitive ?

Pendant un instant, vous avez été libéré du temps. Vous êtes entré dans le moment présent et avez donc perçu l’arbre sans l’écran du mental. La conscience de l’être s’est intégrée à votre expérience de perception. La dimension de l’intemporel introduit une autre forme d’appréhension de la réalité qui ne " tue " pas l’esprit vivant en chaque créature et en chaque chose. Une appréhension de la réalité qui ne détruit pas le sacré et le mystère de la vie mais qui exprime plutôt un profond amour et une immense révérence pour tout ce qui est. Une appréhension de la réalité dont le mental ne sait rien.

Le mental ne peut pas appréhender la réalité de l’arbre. Il peut seulement connaître des faits et des informations au sujet de l’arbre. Le mental ne peut appréhender la réalité de ce que vous êtes : il connaît seulement des étiquettes, des jugements, des faits et des opinions à votre sujet. Seul l’Être appréhende la réalité directement.

Mais le mental ainsi que les connaissances ont leur place, et c’est dans le domaine de la vie pratique de tous les jours. Cependant, quand le mental se met à régir tous les aspects de votre vie, y compris vos relations avec d’autres êtres humains et avec la nature, il devient un monstrueux parasite qui, si on ne le surveille pas, peut bien finir par éliminer toute vie sur cette planète et lui-même par la même occasion en tuant son hôte.

Vous avez eu un aperçu de la façon dont l’intemporel peut transformer vos perceptions. Mais une expérience ne suffit pas, peu importe sa beauté ou son intensité. Ce qu’il faut et ce qui nous intéresse, c’est un basculement permanent de la conscience.

Alors, brisez la vieille habitude qui vous fait nier le moment présent et y résister. Exercez-vous à soustraire votre attention du passé et du futur quand la nécessité ne se présente pas. Sortez de la dimension temporelle autant que vous le pouvez dans le quotidien. Si vous éprouvez de la difficulté à accéder directement à l’instant présent, exercez-vous d’abord en observant la tendance habituelle de votre mental à vouloir fuir le moment présent. Vous constaterez qu’il imagine en général le futur comme étant meilleur ou pire que le présent. Dans le premier cas, il vous donne de l’espoir et du plaisir par anticipation. Dans le deuxième cas, il crée de l’anxiété. Chaque fois, il s’agit pourtant d’une illusion. En vous observant vous-même, vous pouvez automatiquement devenir plus présent dans votre vie. Dés l’instant que vous prenez conscience que vous n’êtes pas présent, vous l’êtes. Chaque fois que vous pouvez observer votre mental, vous n’êtes plus pris à son piège. Un autre facteur est entré en jeu, quelque chose qui n’appartient pas au mental, la présence-témoin.

Soyez présent en tant qu’observateur de votre mental, de vos émotions et de vos réactions dans diverses situations. Accordez au moins autant d’attention à vos réactions qu’à la situation ou à la personne qui vous fait réagir. Remarquez aussi la répétitivité avec laquelle votre attention se fixe sur le passé et le futur. Ne jugez pas et n’analysez pas ce que vous observez. Regardez la pensée, sentez l’émotion, surveillez la réaction. N’en faites pas une problématique. Vous sentirez alors quelque chose de plus puissant que n’importe lequel de vos sujets d’observation : la présence calme qui observe de derrière le contenu mental, le témoin silencieux.

par eckhart tolle publié dans : Le Lavoir
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Mercredi 20 février 2008

 

 
Le propre de l’enfant est de s’absorber totalement dans ce qu’il fait, rien d’autre n’existe que ce à quoi il est occupé ici et maintenant. Souvenez-vous... Vous êtes en train de jouer, votre mère vous demande de venir goûter mais vous ne l’entendez pas, elle vous appelle à nouveau, cette fois une voix parvient jusqu’à vous, assourdie comme venue de très loin, mais vous êtes si bien plongés dans votre histoire que vous l’oubliez aussitôt, la troisième fois, elle se met à crier et vous levez la tête, passablement mécontent d’être ainsi dérangés. Souvenez-vous de l’intensité de ces moments-là, votre jeu mobilise toute votre attention, votre imagination, vos sensations, votre être tout entier – le jeu est infiniment plus réel que tout ce qui vous entoure qui apparaît alors sans consistance et sans attrait. Ressentez ces instants où votre monde intérieur est votre unique réalité tandis que le monde extérieur s’estompe, comme le rêve dès que vous vous réveillez tout à fait. Au fur et à mesure que l’on grandit, on perd peu à peu cette faculté naturelle d’être entièrement présent à soi-même. Au lieu d’être absorbés par notre être, nous nous abîmons dans nos pensées et nous ne sommes plus réellement attentifs aux mouvements et sensations de l’être, nous apprenons à penser notre vie plutôt qu’à la ressentir, à l’habiter.


Je vous invite à écrire un de ces instants " magiques ", ce peut être une histoire inspirée de votre enfance, ça peut être aussi une histoire de l’âge adulte inspirée de ce que vous expérimentez lorsque vous êtes complètement immergés dans votre création - un texte que vous écrivez, une toile que vous peignez, une recette que vous expérimentez, une méthode que concevez ou tout autre instant où le temps disparaît…

par nature publié dans : Le Lavoir
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Dimanche 17 février 2008
 
Pour sa première soirée en solitaire, l'univers offre à Renée son petit clin d'œil. Elle adore ces petits signes que la vie lui renvoie toujours au moment le plus opportun, ils sont comme de minuscules étoiles porteuses de messages à son intention, parfois très clairs, parfois énigmatiques, ils semblent cependant éclairer subtilement ses choix. Qu'ils aient l'air de l'approuver ou de la mettre en garde, elle goûte souvent leur humour ou leur poésie.

Cette fois encore elle n'est pas déçue. Comme pour fêter sa liberté reconquise, Arte diffuse ce soir son film culte entre tous : Jules et Jim de François Truffaut. Elle s'étonne à chaque nouvelle vision de l'extraordinaire modernité des personnages d'autant que l'histoire se déroule à l'époque de la guerre de 14/18 et qu'elle s'inspire de la vie de l'auteur, Henri-Pierre Roché. Naturellement c'est une histoire d'amour, entre une femme génialement incarnée par Jeanne Moreau et deux hommes reliés par une grande et belle amitié. A eux trois, avec gravité, fantaisie et sincérité ils inventent l'amour libre, celui dans lequel on ne se perd pas.

C'est absolument exquis, Renée est transportée par cette approche de l'amour qu'elle partage tout à fait et qui lui rappelle pourquoi elle a dû couper court à cette relation qui ne lui ressemble pas. Pour elle l'amour est un absolu avec lequel on ne transige pas, qui nécessite qu'on s'y abandonne corps et âme ou rien. En la matière, la tiédeur est assurément le pire des manquements, la plus grave insulte, le suprême blasphème. La vie ne vaut pas d'être vécue à l'économie, ce n'est pas une histoire qui peut s'accommoder d'assurances, de placements garantis et de lignes toutes tracées. Cela s'invente et se réinvente à chaque instant ou cela s'étiole et meurt comme les plantes faute de soleil et d'eau. Ce n'est sûrement pas un hasard, si aux plus tristes moments de leur vie commune, Renée s'est surprise à surnommer son chéri " le croque-mort ". Pour certains l'existence ressemble à ces tapis roulants mécaniques qui vous évitent d'avoir à marcher et de devoir choisir votre parcours vous-mêmes, pas à pas. Que font-ils donc du temps qu'ils croient gagner, en profitent-ils pour être, tout simplement, et jouir de la grâce d'être vivant.

Si elle déplore quelque chose, c'est de n'avoir pas pu lui communiquer ce pétillement de joie de vivre qui témoigne de sa bonne santé. Elle s'imaginait que tel le voyageur épuisé il trouverait chaleur, paix et réconfort devant sa cheminée. Mais tous les feux du monde ne sauraient réchauffer la glaciation intérieure de celui qui s'en tient éloigné, comme s'il craignait que la glace fondant, il ne lui reste plus rien à quoi se retenir. Intellectuellement, elle sait depuis une éternité qu'on ne sauve pas quelqu'un malgré lui ni même à son l'insu. Mais elle ressent avec une telle intensité la souffrance profonde des êtres que s'éveille toujours en elle une âme de guérisseuse. Elle considère les manifestations du mal comme une bénédiction dans la mesure où elles permettent de prendre conscience de ce qui ne va pas et offrent ainsi une visibilité qui permet de se soigner. Les maux reviennent vous tourmenter et deviennent chroniques jusqu'à ce que vous décidiez de vous en occuper, de prendre soin de vous-mêmes, de remédier à ce qui vous rend malade, malheureux ou tout simplement déséquilibré.

Renée a, en quelque sorte, rencontré sa guérisseuse intérieure, ou dit autrement, elle en assume la fonction. C'est une affaire qui s'autogère autant que possible. Depuis qu'elle a réalisé que chaque symptôme, chaque douleur, chaque peur dissimulent une fonction saine, elle s'en donne à cœur joie. D'ailleurs son corps ne demande que ça, ce sont toujours les flots de pensées contaminées qui viennent faire barrage au processus de guérison interne somme tout on ne peut plus naturel. Elle voudrait le crier sur tous les toits, c'est si simple, il ne tient qu'à soi ! C'est peut-être la morale de l'histoire. Ce " il ne tient qu'à soi " représente exactement cette liberté qu'elle ne cesse de revendiquer et qu'elle peine à reconnaître chez ceux qui en usent d'une manière qui lui paraît mortifère et suicidaire. Car au fond, elle ne peut s'empêcher de penser qu'il n'est réellement pas naturel de ne pas jouir de la vie et même de la maudire au point de sans cesse contribuer à la détruire. Elle ne peut imaginer qu'il puisse s'agir d'un choix vraiment délibéré, lucide, éclairé par le cœur et la raison. Dès qu'elle voit des êtres gémir, se tordre, se débattre visiblement en proie au cauchemar, elle voudrait leur venir en aide, les réveiller tous pour qu'ils ouvrent des yeux neufs sur un monde à réinventer.

La morale c'est qu'elle ne peut rien faire à la place d'autrui. Bien que cela semble évident, la pilule est pour le moins difficile à avaler. Il est temps de se dévêtir de la cape de Superwoman, de renoncer au grandissime rôle du Sauveur. Chacun se sauve ou se perd selon son bon ou son mauvais vouloir et d'un certain point de vue, cela ne la regarde pas. Jusqu'à ce que cela ne menace directement le bien commun. Mais où situer la frontière ? Renée est avant tout partisane de la prévention. Il n'y a pas d'autre voie que de soigner le mal à la racine, là où cela se crée, sans quoi la guérison n'est qu'apparente ou provisoire.

Maintenant qu'elle est seule, sa maison va pouvoir se métamorphoser en sanctuaire, en centre de soins, en laboratoire d'expérimentation. Elle ressent confusément qu'un autre corps prend forme, se matérialise bien qu'il demeure invisible au regard. Corps - maison, corps - temple, un corps de rêve, de création et d'expression. L'espace se doit d'être épuré des influences extérieures vampiriques qui faussent la donne et autant que faire se peut, être gardé vierge et silencieux. Elle se souvient d'une belle histoire taoïste de temps de sécheresse, où un village s'en va chercher un sage pour faire venir la pluie. Le sage écoute puis rentre chez lui. Pendant plusieurs jours rien ne se passe et les villageois doute du vieil homme. Enfin la pluie vient et le sage d'expliquer que c'est tout le temps qu'il lui a fallu pour retrouver l'équilibre en lui-même. Si le monde moderne juge cela comme de la pensée magique totalement irrationnelle pour Renée il en va tout autrement, elle a profondément foi en cette sagesse millénaire. Si au moins elle découvre les remèdes en elle, elle est assurée qu'une voie s'ouvrira pour qui veut l'emprunter à sa suite. Un phénomène remarquable a été observé chez les animaux et même sur de simples cellules : un nouveau savoir-faire acquis par une poignée d'individus quelque part peut se transmettre en temps réel sans qu'on comprenne comment à d'autres individus aux antipodes. Pourquoi ce phénomène ne s'appliquerait-il pas aussi aux humains ? On qualifie de magique ce que l'on ne sait pas encore comprendre et expliquer. Renée n'a pas besoin de preuves scientifiques pour valider ses expériences - si quelque chose fonctionne, elle ne voit pas de raisons de ne pas s'en servir, même si elle ne sait pas comment ça marche.

De toutes façons elle ne peut pas empêcher la vérité de jaillir de ses profondeurs. C'est elle qui en dernier ressort valide ou non ses croyances, ses théories et ses hypothèses. Sur les questions essentielles, elle ne peut pas entièrement se reposer sur un savoir qui ne sera au mieux que de seconde main. Les sagesses comme les histoires officielles disent aussi bien tout et son contraire. A qui, à quoi peut-on imaginer se fier aveuglément ? A rien ni à personne assurément, si ce n'est à soi-même, et encore avec le plus grand des discernements. Ce fameux discernement si cher au cœur de toutes les religions reconnues ou pas, qui n'hésitent pas, dans le même temps et sans sourciller, à exiger l'obéissance totale de leurs adeptes. En psychologie on appelle ça la double - contrainte, un type de message contradictoire dont on observe qu'il a tendance à rendre fou celui qui y est soumis. N'est-ce pas là la problématique de tout système de croyance ? Quand des valeurs admises plus ou moins universellement interprètent un fois pour toutes le monde au point qu'on n'est plus capable de le regarder réellement, d'un regard dénué de préjugés.

Renée savoure sa solitude, elle chevauche les grands espaces sans chercher à s'enraciner ici ou là. Elle aime le voyage par-dessus tout, pour lui-même, cette liberté si particulière qu'elle découvre en n'appartenant à rien ni à personne qu'au courant de la vie qui l'anime et la pousse à explorer et créer inlassablement de nouveaux territoires. Ses rêves ne sont pas pour l'avenir ils se jouent au présent, elle ne veut pas arriver quelque part, juste habiter pleinement le ici et maintenant. Plus elle se déleste de l'inutile et du superflu plus elle se sent riche et pleine de tous les possibles. L'espace intérieur peut aussi bien être plein de vide que vide et plein. Ce qui autrefois était une solitude nue et glacée est devenue une solitude pleine et chaleureuse. Un bon feu brûle paisiblement dans son être, le monde lui appartient tout comme elle appartient au monde. Le fondement de sa vie est au dedans, c'est là où prennent source, où s'inspirent ses meilleures pensées et ses plus belles actions. Elle n'a rien à chercher qui ne soit déjà là.

06/02/08
par nature publié dans : Clins d'oeil
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Dimanche 17 février 2008
Extrait d'un article de Bernard Auriol

" L’intelligence, en effet, n’est pas la seule forme de la pensée. Il existe d’autres facultés de connaissance, déposées également par l’évolution de la vie, qui se rapportent directement à la réalité: l’instinct et l’intuition. L’instinct est comme une intuition qui aurait tourné court et l’intuition comme un instinct qui se serait intensifié et dilaté jusqu’à devenir conscient et susceptible de s’appliquer à toutes choses. Sous sa forme achevée, l’intuition est un pouvoir propre à l’homme qui le rend capable d’une expérience pure.

Elle n’est pas une faculté de représentation, mais un mouvement pour s’identifier à la réalité. Plutôt que de connaissance au sens traditionnel du terme, il faut parler à son propos de " contact ", de " coïncidence " ou de " fusion ". Son opération s’effectue, en outre, selon un sens bien précis: elle ne consiste pas dans une réceptivité parfaite de l’esprit mais, à l’inverse, dans un mouvement hors de soi pour se transporter vers l’objet et y pénétrer. L’intuition est " extatique " (V. Jankélévitch). Par suite, elle demande un effort spirituel intense puisqu’il s’agit de sortir de soi-même, d’écarter toutes les habitudes de pensée, les notions familières, les connaissances acquises. Chaque acte d’intuition est un commencement absolu, une tension singulière pour rejoindre une réalité à chaque fois unique. C’est aussi un acte simple (car il n’y a pas plusieurs manières de coïncider) et dont le résultat, parce qu’il est foncièrement original, est en outre ineffable: " Nous appelons ici intuition la sympathie par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un objet pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable " (La Pensée et le mouvant ). Point par point, l’expérience intuitive s’oppose à la pensée d’entendement.

 

… 

Je vous invite à lire la suite de l’article sur :
http://auriol.free.fr/parapsychologie/intuition/Intuition_Bergson.htm
par Auriol publié dans : Le Lavoir
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Dimanche 17 février 2008

 

 
L’intuition est cette connaissance intérieure, qualifiée parfois de 6e sens, qui se fait mystérieusement jour en nous sans que nous puissions la contrôler ou l’expliquer; elle n’est pas le fruit d’une pensée ou d’un raisonnement logique. L’intuition est de l’ordre du ressenti, c’est une information que nous sentons sans savoir d’où ni comment elle nous vient. C’est une faculté que chacun possède, et à laquelle nous nous fions plus ou moins selon nos croyances. Souvent nous n’y prêtons pas vraiment attention et c’est après coup que nous nous apercevons que nous savions et que nous n’avons pas fait confiance à ce que nous ressentions parce que cela ne nous semblait ni rationnel ni objectif. Pourtant l’intuition nous permet de savoir ce que nous ne pouvons pas savoir, ce que nous ne pouvons pas prévoir, ce qui se cache derrière les apparences. Elle peut se manifester par le rêve, une petite voix intérieure, des impressions, une intime conviction, des sensations parfois désagréables, une inquiétude, une oppression, un sentiment de joie...



Je vous propose de porter votre attention sur ses manifestations dans votre vie et d’observer la manière dont vous les accueillez. Avez-vous tendance à leur faire confiance ou au contraire vous en méfiez-vous ? Vous font-elles peur ou les acceptez-vous avec reconnaissance ? Vous en servez-vous pour discerner le vrai du faux, pour résoudre vos difficultés, pour prendre des décisions, pour explorer de nouveaux domaines? 
par nature publié dans : Le Lavoir
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Jeudi 14 février 2008
Je vous invite à lire à ce sujet LE livre qui me semble indispensable entre tous, " L’art d’aimer " d’Erich Fromm, psychanalyste et philosophe qui affirme que seul l’amour saura sauver le monde, dont je vous propose ici de courts extraits :

 
" L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque personne. "



" Pour la plupart des enfants qui ont moins de huit et demi à dix ans, il n’y a guère d’autre problème que celui d’être aimé – d’être aimés pour ce qu’ils sont. Jusqu’à cet âge, un enfant n’aime pas encore, mais répond avec reconnaissance et joie à l’amour qu’on lui porte. Par contre une fois atteint ce stade, un nouveau facteur entre en jeu : le sentiment neuf de produire l’amour par sa propre activité. Pour la première fois, l’enfant pense à donner quelque chose à la mère (ou au père), à produire quelque chose – un poème, un dessin, ou n’importe quoi. Pour la première fois, l’idée de l’amour se transforme : plutôt que d’être aimé, il s’agit d’aimer, d’instaurer l’amour. Bien des années s’écouleront encore avant que ce premier germe de l’amour ne parvienne à maturité. Poursuivant sur sa lancée, l’enfant, qui maintenant peut avoir franchi le seuil de l’adolescence, en est venu à surmonter son égocentrisme ; il cesse de considérer autrui comme étant avant tout un moyen de satisfaire ses propres besoins. Les besoins des autres prennent autant d’importance – et même davantage que les siens. Il y a désormais plus de satisfaction, plus de joie à donner qu’à recevoir ; plus de prix à aimer qu’à être aimé. En aimant, il a brisé le carcan de solitude et d’isolement qui tenait à l’état de narcissisme et de centration sur soi. Il éprouve un sentiment d’union nouvelle, de partage, d’unicité. Bien plus, il ressent la puissance de produire de l’amour en aimant – plutôt que la dépendance à recevoir en étant aimé – astreint qu’il est à se faire petit, faible, malade – ou " sage ". L’amour infantile suit le principe : " J’aime parce que je suis aimé ". L’amour parvenu à maturité suit le principe : " Je suis aimé parce que j’aime ". L’amour inachevé dit : " Je t’aime parce que j’ai besoin de toi ". L’amour accompli dit : " J’ai besoin de toi parce que je t’aime ".


" En conclusion, il est donc légitime de prétendre que le moi propre doit être l’objet de notre amour au même titre que tout autre personne. L’affirmation de notre vie, de notre bonheur, de notre croissance et de notre liberté, s’enracine dans notre capacité d’aimer, c’est-à-dire dans la sollicitude, le respect, la responsabilité et la connaissance. Si quelqu’un est capable d’amour productif, il s’aime également ; s’il ne peut aimer que les autres, il n’aime en aucune façon. "




par Erich Fromm publié dans : Le Lavoir
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Jeudi 14 février 2008
 
A notre époque où la consommation est reine sait-on encore ce qu’aimer veut dire ? N’est-ce pas devenu une denrée que l’on convoite et que l’on espère pouvoir consommer plutôt qu’un art qu’on s’efforce de cultiver ? L’amour s’est-il réellement libéré depuis la révolution de 68 ? On s’est imaginé qu’en ayant la possibilité de choisir soi-même ce que l’on nomme aujourd’hui son partenaire, l’objet de son désir, l’amour devrait nécessairement y gagner sa liberté.

On espère rencontrer la personne idéale, celle qui saura combler nos manques, répondre à nos besoins, satisfaire nos désirs, en un mot nous rendre heureux. On a soif d’être aimé pour ce que l’on est et l’on s’imagine que l’amour de l’autre devrait guérir toutes nos blessures, pallier à nos insuffisances et peut-être nous révéler à nous-mêmes. Ainsi on oublie facilement qu’aimer est un verbe actif. Se demande-t-on jamais si l’on est soi-même capable d’aimer ?

Avant tout aimer ce n’est pas recevoir mais donner, se donner, donner de sa personne, de son temps, de son énergie, de son courage, de son attention, de sa compréhension, de son respect. Celui qui aime n’est pas un mendiant assoiffé d’amour qui tend la main dans l’espoir de recevoir ce qui lui manque mais un être riche de l’amour qu’il porte au plus profond de soi, prêt à donner et à partager le meilleur de lui-même. Si aimer est bien un art, alors il exige, comme tout art, le travail, l’effort, la patience, la persévérance, un engagement de l’être tout entier.

Celui qui aime véritablement n’aime pas seulement l’objet exclusif de son amour, il aime les humains qu’il reconnaît comme ses frères, il aime les animaux, les plantes, la terre, il s’aime lui-même, il aime tout simplement la vie qu’il partage avec tout ce qui est vivant. Celui qui aime est responsable de lui-même et prend en charge de combler ses manques, de satisfaire ses besoins et ses désirs. Il n’attend pas de l’autre qu’il fasse à sa place ce qu’il ne sait ou ne veut faire pour lui-même.

Aujourd’hui, ce que l’on qualifie d’histoires d’amour ressemblent davantage à des histoires de névroses. Par exemple, la jalousie est très souvent considérée comme une preuve incontestable d’amour et si l’on en vient à tuer par jalousie on peut espérer la clémence d’un tribunal qui jugera probablement ce prétendu amour comme une circonstance atténuante. Idem des abus de pouvoir et des manipulations que l’on exerce sur l’autre soi-disant " pour son bien ", les pédophiles ne prétendent-ils pas aimer les enfants qu’ils violentent ? Ne serait-il pas plus approprié de les qualifier de pédophobes ?

Et pour vous, qu’en est-il de l’amour ?
par nature publié dans : Le Lavoir
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Mercredi 13 février 2008

 

 
" Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito " Albert Einstein


" Le hasard n’est que la mesure de notre ignorance " Alfred Capus


" Les hasards de notre vie nous ressemblent " Elsa Triolet


" Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous. " André Breton


" Le hasard bavarde, le génie écoute. " Victor Hugo


" Ce que nous appelons le hasard n’est que notre incapacité à comprendre un degré d’ordre supérieur. " Jean Guitton


" Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard. " Balzac


" Le hasard aime à servir celui qui suit toujours une même pensée. " Michelet


" Le hasard est l’ombre de Dieu. " Proverbe arabe


par scribe m'M publié dans : Le Lavoir
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Mercredi 13 février 2008
 

Hasards, coïncidences, synchronicité, chance – la vie semble parfois nous faire de petits clins d’œil qui nous apparaissent chargés de sens, comme si elle répondait à nos préoccupations du moment.

Il se peut que nous pensions à quelqu’un que nous n’avons pas vu depuis longtemps et que nous aimerions retrouver, le téléphone sonne et justement c’est lui, ou bien nous le croisons dans la rue, ou encore quelqu'un nous donne de ses nouvelles… Nous cherchons une information et comme par hasard la réponse nous est fournie par une personne que nous rencontrons, en allumant la télé ou dans une revue que nous feuilletons dans la salle d’attente de notre dentiste… Notre voiture nous lâche, c’est la catastrophe mais coup de chance un ami nous appelle et avant même que nous lui racontions nos mésaventures, il nous parle d’une personne qui doit impérativement vendre sa voiture qui correspond tout à fait à ce dont nous avons besoin… Nous avons une décision importante à prendre et nous hésitons longuement, un événement fortuit survient et soudain tout s’éclaire, nous savons alors sans l’ombre d’un doute ce qu’il convient de faire…

Que nous croyions ou non au hasard, nos vies sont jalonnées de ces petits signes que nous ne remarquons parfois qu’après coup et qui nous font dire : " Je le savais ! " ou " J’aurais dû comprendre ". Dans ces moments-là, nous pouvons avoir l’impression qu’une intelligence sous-jacente est en œuvre qui semble travailler pour nous. 

Je vous invite ici à porter votre attention sur les coïncidences signifiantes qui peut-être ont été décisives, encourageantes ou simplement amusantes. Racontez une ou plusieurs de ses histoires…
par nature publié dans : Le Lavoir
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Texte libre

 

 

Eau sacrée, je reviens à tes rives,

je vois le ruisseau de la sagesse qui coule perpétuellement.

Lave-moi de ces lourdes pensées qui m’empêchent d’atteindre ta mer d’équanimité.

Créateur, nos yeux s’éclaircissent, la lumière sacrée de la sagesse brille dans nos cœurs.

Voyons, soyons ce que nous sommes. Puissent tous les êtres réaliser l’harmonie et l’unité.

Dhyani Ywahoo

Sagesse amérindienne

Traditions et enseignements

des Indiens Cherokee

 

 

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